Publié par Longueur d'Ondes

C’était du 28 au 30 août, à Saint-Cloud (92)
Public sage pour programmation resserrée.


 

CADRE : le parc de Saint-Cloud, domaine national dessiné par Le Nôtre et en bord de Seine. Quatre scènes reparties dans un couloir de verdure et s’interrompant avant le dernier métro. Ambiance boisée avec statues historiques, cascades, pelouses et nombreux espaces partenaires.

MÉTÉO : canicule (un record), malgré les fortes intempéries la veille. Merci les arbres.


CARTE D'IDENTITÉ. 12e édition d’un projet cohérent alliant différentes approches : concerts, expositions photos et de graphisme, street art, garderie rock, book crossing... Si le HellFest fait encore mieux, le principe reste suffisamment protéiforme pour picorer entre deux concerts.

LA PETITE HISTOIRE : c’est avant de monter sur scène, en 2009, que le groupe Oasis se sépara définitivement.

JAUGE : 120 000 spectateurs (mêmes chiffres qu’en 2014). En majorité, un public attentiste et apprêté, souvent peu regardant sur les prix des consommations.


CONSENSUS GENERAL : l’incroyable énergie restée intacte des punk-rock californiens The Offspring ; la fin de tournée d’un Etienne Daho pourtant fatigué, mais serein ; les hippies Tame Impala, vrais héros de l’été ; et The Chemical Brothers pour un final sous tension.

L'OVNI : FFS (Franz Ferdinand + Sparks). Si les S ont réussi à décoincer les FF, l’option danse était peut-être à éviter. Le show fut cependant un étrange aller-retour hypnotique dans le répertoire de chacun, tout en restant harmonieux. Vu la foule (qui l’eût cru ?), le supergroupe méritait la grande scène.

BOF BOF : Des Libertines un peu mous/trop empathiques. A se demander si l’événement n’est pas seulement d’avoir commencé à l’heure… Idem pour de nombreux autres groupes dont les protagonistes persistent à restituer fidèlement l’album, plutôt que de s’occuper du public.

VILLAGE DISQUE : 2e édition pour cet îlot parallèle où se mêle conférences de labels indés (Kill the dj, Entreprise, HRCL rec, Caroline international, Columbia records, Cinq7, Believe rec, No Format), dédicaces artistes, ventes de vinyles (Hands and Arms, Ground Zero, Balades sonores, Disquaire Day, Betino’s records, Penny Lane) et une intervention de Jean-Michel Jarre.
Y ont joué en showcase – et méritent que l’on s’y penche davantage : Il Est Vilaine (électro/surf music/Krautrock), Blick Bassy (blues camerounais), Camp Claude (trio aux beats 80’s), Bel Plaine (duo folk), Total Warr (dream pop), Martinguerre (blues-folk), Bagarre (polyphonie synthétique) et Fishbach (pop onirique). La plupart sortent un album début 2016.

AVANT-SEINE : le vrai/faux-tremplin du festival s’est toujours distingué par une sélection d’artistes émergeants, faisant à coup sûr parler d’eux dans l’année. La preuve avec VKNG (duo électro-pop), Jeanne Added (voix céleste sur fond d’électro), Forever Pavot (solo néo-psyché), DBFC (groupe électro-disco), We Are Match (rock alterno-indé avec voix de tête) et Last Train (groupe rock’n’roll).

LA FÂCHERIE : Miossec, visiblement chafouin que son concert en sourdine ait été parasité par The Offspring, jouant pourtant à l’autre bout du festival. La faute, a priori, à la Scène de l’Industrie, réorientée cette année dans un autre sens.


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