Publié par Le Progrès

Avec plus de 400 000 visiteurs depuis sa création, le site Internet a rempli sa mission : promouvoir les artistes indépendants. Rencontre avec Pascal Revial.

Quelles sont les missions de Rock Line Opera ?
C’est une association d’une quinzaine de bénévoles, pour la plupart des artistes, qui mettent à disposition gratuitement des outils pour renforcer la médiatisation des autoproduits. Nous avons également organisé des concerts, notamment à la Foire Internationale de Lyon ou à la Bourse du Travail. Le prochain ne se fera pas avant janvier 2006.

Il y avait véritablement un manque à Lyon ?
Comme partout en France. On constate un besoin de la part des artistes indépendants. Nous avons donc finalement décidé d’ouvrir le site au national. En pleine conjoncture actuelle, nous offrons aux groupes un espace dont eux seuls peuvent modifier le contenu, afin d’avoir une existence sur Internet et obtenir une scène ou une programmation radio.

De plus en plus de portails de ce type se montent. Quelle est votre particularité ?
Il n’y a pas de concurrence. Ce sont tous des partenaires. Nous avons décidé de rendre l’accès gratuit pour permettre la démocratisation. De plus, nous proposons une aide juridique et des attachées de presse peuvent effectuer des relectures. Quelques fois des professionnels nous demandent de les mettre en relation, mais nous essayons d’interférer le moins possible.

Comment voyez-vous l’avenir ?
Nous aimerions que les médias commencent à jouer le jeu. Nous avons hâte que les festivals, les salles de concert et la Région s’appuient sur nous pour programmer ces autoproduits. 75% des artistes présentés sont lyonnais. De quoi donner des idées aux Nuits de Fourvière, au Festival des Invites de Villeurbanne ou bien aux Nuits Sonores.