Publié par Longueur d'Ondes


L’un des meilleurs groupes de la scène française du métal industriel est de retour avec du sang neuf dans ses rangs. Avant la tournée des festivals d’été, petit tour de chauffe avec les deux fondateurs du groupe.

 
Treponempal5.jpgSi je vous dis que vous êtes un souvenir de jeunesse, vous vous fâchez ?
Marco : Ca ne nous choque pas. Le temps passe. Les gens m’appellent monsieur (rires). Un jour où j'étais DJ, on m'a même dit : « Tiens, c’est ce qu’écoutait mes parents ». Ca m’a tué ! Mais no soucis. Notre batteur a 20 ans, il assure et on est toujours capable d’attirer un public jeune.
 
Après avoir côtoyé les plus grands, pourquoi ne pas avoir envisagé d’écrire un livre ?
Marco : Pourquoi pas. On me l’a souvent proposé, mais je ne suis pas encore arrivé au bout du truc. Pourtant, j’ai plein d’anecdotes. Positives et négatives…
Didier : Ou pourquoi pas du cinoche par exemple, comme Rob Zombie. Mais c’est pas encore l’heure du bilan. Et puis, on aime les trucs tordus, comme l’opérette réalisée avec le Professeur Choron (rires). On n’a pas eu trop le temps d’échanger avec le bonhomme, mais on a rencontré plein de types intéressants sur le plateau !
 
Pas frustrés d’être avant tout connus à l’étranger ?
Marco : La France a du retard ! On a commencé à se faire connaître au retour de notre tournée avec Ministry. La signature chez Roadrunner, c’était juste une cassette filée à un journaliste. Un truc de dingue ! Pareil pour Polygram. On a fait parvenir une cassette au mec qui avait popularisé le gansta rap et qui a été dire aux mecs en France : « Hey, vous avez ce groupe ! ». Par ricochets, on s’est donc fait signer (rires).
 
L’incident à Canal + (et la fameuse « stouquette » montrée pendant un live à Nulle Part Ailleurs), vous le referiez ?

Marco : C’est pas un incident ! Juste un truc calculé avec Canal juste avant qu’on le fasse. C’est juste qu’ils ont retourné leur veste après. Mais on ne regrette rien. On vend de plus en plus de disques maintenant (rires). Mais non, ce n'était pas un incident.
 
Pourquoi tant de changements dans le groupe ?
Didier : C’est un groupe qui marche à l’envie d’y aller. Il y a des gens qui se marient, qui changent de vie, de métiers ou qui s’expatrient. Nous, on sait ce qu’on veut. D’ailleurs, on a toujours de bons rapports avec les anciens membres... Mais on veut des mecs à fond. Je te le disais : de la spontanéité !
 
Pourquoi autant de temps avec le précédent album ?
Marco : On avait envie de faire autre chose : un petit break, Elephant Systeme, Dub Action, etc. Mais on va mettre le reste en veille. Impossible de mener plusieurs choses de front. Les deux ans à venir vont forcement freiner le truc, mais heureusement, on est une grande équipe. En novembre, on rentre en studio après la tournée des festivals. Puis le prochain album devrait sortir vers mars 2008.
Didier : Pour les festivals, on va tourner avec quoi ? 12 titres ? Presqu'un CD, en fait. On est obligé de planifier un set carré. Et puis, au fur et à mesure des dates, on intégrera les inédits. 

Un conseil pour finir ?
Marco : Grrr…
Didier : Ecoute pas trop les conseils ! On ne peut pas imiter les autres. Et puis, nos conseils ne sont pas applicables ! (rires) Faut juste se donner le moyen de se faire plaisir. 
Marco : Ah si, j'adore la bouffe vietnamienne. C'est sain et équilibré (rires).

 

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