Publié par Mois Nantais


La première décade de ces quatre frangins-frangines sont l’occasion d’exhumer une interview réalisée en 2003. Depuis le 8 novembre est sortit un CD Live et un DVD en compagnie de la Fanfare du Belgistan. Le livre de partitions "Song Book" et un blog ont également vu le jour. Petit à petit, les Ogres se positionnent comme les grands de la chanson française. Celle qui joue les bois-sans-soif et arpente les soupirailles. Entrevue avec le chanteur et la clarinettiste.


La comparaison avec les Têtes Raides vous dérange ?
Pas du tout. Les similitudes viennent du fait d’avoir les mêmes influences. Mais nous restons différents dans le traitement.

Il y a un contexte favorable à votre style en ce moment ?
Ca a toujours existé dans les cafés. Le contexte actuel est profitable car elle permet une plus grande médiatisation. Il ne faut confondre « indépendants » et « pas connus ».

La création du label Irfan était un passage nécessaire ?
En fait, il s’agissait tout simplement de gérer notre argent par un autre biais que des associations. Le but étant aussi de signer à l’avenir d’autres groupes et de garder notre autonomie.

Justement, n’avez-vous pas peur de vous enfermer dans cette image ?
Si. Mais nous ne faisons pas ça contre le système. Des copains signent sur des majors, ça ne nous pose pas de problèmes. On y finira peut-être aussi, mais il est vrai que l’on reste les seuls « vrais » autoproduits en ce moment.

Etes-vous le reflet des personnages de vos textes ?
Moins que certains chanteurs. (rires) On aime les saltimbanques, les festivals de rue. D’abord on rencontre les piliers de bar, puis après on les rejoint. Et enfin, on finit avec eux.

Ce n’est pas difficile d’être frères et sœurs ?
Au contraire, c’est plus facile. Nos expériences de groupe partaient plus en engueulade auparavant.

Pas trop dur de quitter les Hurlements d’Léo ?
On avait promis de s’arrêter à une date fixe. La réunion de nos deux publics a entraîné plus de ventes, mais c’était un rythme difficile. Et puis, nous avons eu Pierre Perret pour "La pittoresque histoire de Pittochat." Rien n’est fini…


> Compte-rendu du concert au Grand Rex
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