Publié par FJM Publications


Minuit ce soir. L’arrivée du Beaujolais nouveau, orchestrée par une fabuleuse opération marketing, est l’occasion de rappeler les origines de ce vin et la polémique qui avait secoué l’ensemble du vignoble après la parution d’un article dans Lyon Mag.

 

Le Beaujolais ne se résume pas uniquement au Beaujolais nouveau. Il existe une douzaine d’appellations différentes avec pour point commun sa production dans les coteaux du Rhône. Les dix crus sont : Brouilly, Chénas, Chiroubles, Côte de Brouilly, Fleurie, Juliénas, Morgon, Moulin à vent, Régnié et Saint-Amour. Ce vin s’élabore à partir du cépage gamay pour les vins rouges et du cépage chardonnay pour les vins blancs (1% de la production). Le Beaujolais Villages (25%) est produit dans 38 communes.

Le Beaujolais n’est pas un vin qui se conserve longtemps. Il atteint rapidement sa maturité en 3 à 5 ans. L’appellation " Beaujolais nouveau " existe depuis 1951 et sa commercialisation s’effectue à partir du 3ème jeudi de novembre. A Lyon, notamment, une dégustation très attendue s’effectue à partir de minuit sur la place Antonin Poncet. Les japonais, très friands de ce vin, découvriront le Beaujolais vers 9h en raison du décalage horaire.

2004 : seulement 400 000 hectolitres vendus (sur 600 000)
En janvier 2003, la Cour de Cassation avait annulé la condamnation du mensuel Lyon Mag qui devait verser 284 143 euros de dommages et intérêts à 56 syndicats d’exploitants viticoles. L’article mis en cause était une interview de François Mauss en juillet 2002 qui déclarait que les viticulteurs du Beaujolais " étaient tout à fait conscients de commercialiser un vin de merde. "

L’extrait ayant attrait à une enquête sur les subventions accordées aux viticulteurs du Beaujolais pour transformer près de 100 000 hectolitres de vin en vinaigre et en alcool, la Cour a estimé que Lyon Mag avait le droit d’utiliser sa liberté d’expression. Cette décision s’est appuyée sur l’article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme.

Malgré une qualité variable d’une édition sur l’autre et une mécanique mercantile extrêmement bien huilée, l’anecdote fait sourire les français, heureux de trouver une occasion supplémentaire pour se retrouver et perpétuer la tradition. Car la véritable question que se pose les consommateurs aujourd’hui est : " quel arôme a-t-il cette année ? " Réponse : mûre sauvage, airelle, cassis et fruits rouges.

" Lyon est ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais " Léon Daudet


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