Publié par FJM Publications

1er chapître : état des lieux / exemples
2ème chapître : responsables / solutions

Suite et fin du dossier sur le monde de la contrefaçon avec cet élargissement. Au-delà du système mafieux et de la surpuissance industrielle qui favorise le mouvement, ce sont les mesures anti-copies qui peuvent parfois poser problèmes. La situation s'empirant, un nouveau segment de marché vient également d'être créé aux Etats-Unis. Il fait à la fois le lien entre l'industrie du luxe et les produits ordinaires de consommation massive.

Sony-BMG : l’arroseur-arrosé
La récente affaire du système de anti-piratage XCP de Sony-BMG a fait grand bruit, et de nombreuses associations mondiales de protection des droits des consommateurs attaquent en procès la maison de disque. Le virus Stinx exploitait une faille du système fantôme (" rootkit ") présent sur les CD qui était destiné à protéger l’album de la copie en gérant ses droits numériques. Le rootkit s’installait sur votre ordinateur sans vous avertir. Le virus permettait notamment un accès à distance des PC, car seuls les utilisateurs de Windows étaient touchés. Plus de 500 000 personnes ont été infectées par ce biais, obligeant la société à stopper la production de CD protégés contre la copie. 52 albums d’artistes étaient ainsi protégés par le système XCP. L’affaire a révélé que Sony-BMG était au courant du risque par F-Secure un mois avant sa sortie sur le commerce. En attendant une nouvelle version du logiciel début 2006, les CD sont échangés en magasin.

Le luxe sur Internet
La France vient de rejoindre les Etats-Unis 7 ans plus tard dans le lancement de boutiques en lignes. Les plus grandes griffes s’y mettent, comme par exemple Dior, qui n’y vend pour l’instant que des accessoires. La maison de Haute Couture s’était essayé à l’exercice avec le site américain eluxury. Louis Vuitton et Hermès viennent également de s’y mettre. La chaîne de magasins Neiman Marcus a réalisé 250 millions de dollars de chiffre d’affaire sur les ventes en ligne pour l’année 2004.

Les produits de luxe abordables
Une partie de notre argent est économisée pour des produits de qualité supérieure qui procureront une grande satisfaction. Les aliments arrivent notamment en tête. Ron Brar a donc lancé le concept de " petits légumes " (teen vegetables), tandis que Starbuck’s a juste changé la présentation et vend son produit à deux dollars. Une boucherie de West Point Grey, à l’origine spécialisée dans la viande exotique, a préféré s’orienter sur une viande engraissée au pâturage. La vague des aliments bio a suivit. Ces nouvelles orientations permettent donc de segmenter un secteur entre le marché traditionnel et celui du luxe. On estime que le marché des produits de luxe abordables devrait atteindre le billion de dollars d’ici 2010.

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