Publié par Bars en Trans

A l’origine, Syd Matters est l’œuvre d’un timide chanteur français. Désormais rejoint par quatre autres musiciens, ce folker pop conjugue de tendres mélodies acoustiques aux accents électroniques. Rencontre avec le groupe, à l’occasion de la présentation de leur 3ème album "Ghost Days" aux Bars en Trans.

undefinedVous étiez en concert la semaine dernière à New York. Comment ça s’est passé ?

Très bien ! C’est une excellente expérience. Afin de nous préparer à faire tourner le nouvel album, nous y avons réalisé 5 concerts. C’était plus au moins le même set chaque soir avec quelques ajustements techniques. Nous y avons même rencontré des fans grâce au bouche-à-oreille de quelques expatriés. Seul problème : en France, nous sommes trop américains ; tandis qu’aux Etats-Unis, nous sommes trop français. (Rires) Mais là nous sommes contents d’être à Rennes. Nous y avons d’excellents souvenirs au Rock’n Solex
.

Ce nouvel album est-il un virage ou une continuité dans votre style ?

Il existe déjà deux albums derrière nous... Le but était de ne pas recommencer ce que nous avions déjà fait. En me remettant ainsi en question, j’ai appris à faire des choses moins alambiquées et à moins me cacher derrière. C’est donc une continuité, oui. Mais c’est aussi un album plus frontal. Les deux précédents étaient plus « studio ». Ce coup-ci, nous avons travaillé sur la prise de son et les arrangements.


Comment établissez-vous l’équilibre entre les anciens et nouveaux morceaux ?

Nous intégrons les inédits au fur et à mesure. On respecte ainsi un certain rythme naturel sans prendre de virage radical. Cela permet aussi d’accumuler de l’expérience. Grâce à cet album, nous allons pouvoir jouer sur d’autres émotions. Et puis, nombreux sont les morceaux qu’il faut réarranger pour le live. Il y a beaucoup de détails. Le 1er album était plus brut. Celui là, l’atmosphère est créée par les instruments.


A force d’attente, ne vous êtes-vous pas lassés de ces nouveaux morceaux ?

Il y a eu une pause entre l’écriture, l’enregistrement et la sortie. Du coup, pas de saturation... Nous prenons même  plaisir à nous réapproprier les chansons. C’est juste que le rythme promotionnel ne respecte pas toujours les étapes musicales. Pour l’instant, nous n’en avons que des échos indirects. Ce que l’on préfère c’est jouer, bien évidemment, mais dans notre position nous ne pouvons malheureusement pas nous passer de la promotion. On se croirait parfois dans une pièce de théâtre…


Il subsiste tout un buzz autour de la pochette énigmatique de « Ghost Days »…

C’est Jason Glasser, un plasticien new-yorkais qui s’en est occupé. Il a un groupe qui s’appelle Fruitkey à Saint Ouen. C’est un artiste qui travaille beaucoup sur la vidéo, la peinture et les collages. Le Centaure nous a tout de suite plu. Il faut aller vers lui, comme si c’était la photo du yéti. La mythologie fait parti de notre univers. Des contours flous, des choses cachées…


Syd Matters, c’est devenu un véritable groupe finalement…

Oui. Cela fait 4-5 ans que nous jouons ensemble. C’est beaucoup et c’est peu. Mais c’est toujours la même personne qui donne l’idée initiale. Le groupe propose des idées juste avant le studio ou dans l’instant. Il n’y a pas de règles. Par contre, les musiciens ne touchent pas aux textes. (Rires) Ils se concentrent sur la musique, dans l’esprit de la tradition pop anglo-saxonne, en traitant les paroles comme des instruments.


Quelle progression avez-vous accompli ?

Le public a toujours l’image du chanteur introverti qui écrit seul dans sa chambre. Nous avons l’impression que cet album est plus ouvert. Ce ne sont pas forcément des paroles gaies et joyeuses, mais elles ne nous rendent pas pour autant malheureux.

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