Publié par Le Progrès

La deuxième adaptation du roman de Jane Austen tente de combattre les vices annoncés par son titre

Dans la campagne anglaise de George III, une mère de famille remue ciel et terre pour marier ses filles et ainsi les sauver d’un avenir financièrement incertain. L’arrivée de nouveaux voisins issus de la haute aristocratie va tout autant provoquer les excès de passion spontanée que les a priori les plus tenaces. Ces thèmes développés par le roman, écrit en 1796 et publié en 1813, exploitent déjà les recettes qui feront plus tard le succès du cinéma Bollywoodien. Le propos tourne autour d’une confrontation des mondes, sans sombrer dans la dimension dramatique propres aux œuvres de Shakespeare. La fin étant logiquement prévisible, c’est son seul traitement qui peut retenir l’attention des spectateurs.

Du classique au romantisme
Mais même si la reconstitution est fidèle, notamment à travers la scène de danse inaugurale, le jeu des masques et des quiproquos reste classique. C’est n’est pas au réalisateur que la faute incombe et il a su remplir son contrat sans préjudice. La comédienne, découverte dans « Star Wars – Episode 1 », esquive quelques moues charmeuses participant à l’esthétisme ambiant et à un Donald Sutherland vieillissant. Rien qui ne serait donc s’inscrire dans les annales. « Orgueil et préjugés » est un honnête film anglo-saxon à l’eau de rose qui ne risque de ne captiver que les férus du genre.


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