Publié par Samuel Degasne

La nouvelle génération de clips ?

Sex Art
Ce mouvement fait trembler les milieux bourgeois, s’apparentant à une idéologie punk. Marie-Claire Cordat, Lza et Emilie Jouvet sont les filles spirituelles d’Orlan, une artiste qui a révolutionné les critères et stéréotypes de la beauté universelle en utilisant son corps comme champ d’expérimentation. La nouvelle génération ne pousse pas comme elle le vice jusqu’à se prendre en photo en pleine opération chirurgicale sous anesthésie locale, mais établit un même rapport entre le corps et les images. Lza se fait percer, implanter et tatouer l’ensemble de son corps durant des performances. La française Emilie Jouvet a quant à elle vite dépassé son rang de photographe de sexes féminins pour organiser des soirées légères et des films pornos lesbiens. Cocorico.

V-Jing (Video Djaying)
Cet art est la contraction entre l’exercice du dj et celui de la vidéo. En effet, les nouveaux moyens de montage permettent désormais de mixer des images en live. C’est un travail qui accompagne de plus en plus de groupes musicaux sur scène avec la présence d’un homme de l’ombre qui ne se contente plus d’actionner des vidéos préenregistrées. La malle imposante de vinyle a remplacé une conséquente base de données audiovisuelles.

Nam June Paik est décédé
Son œuvre a mélangé à la fois l’expérimentation et la création d’un vrai art de la vidéo. Depuis 1963 et son « Exposition de musique et télévision électronique », Nam June Paik a su utiliser les images brouillées, les zébrures et les parasites au profit de la musique. Plus tard, il intégrera la robotique et les sous-entendus érotiques dans ses créations, notamment lors des JO de Séoul. Accumulant les musées les plus prestigieux, Nam June Paik a su conserver sa dimension poétique et parodique. Âgé de 73 ans, l’artiste coréen est mort dimanche 29 janvier à son domicile de Miami.

DOSSIER
> Les clips : une partie de cash-cash
> Clip ou caleçon : le règne des bimbos


Commenter cet article