Publié par Samuel Degasne

C'est après avoir abandonné sa formation de bûcheron - un métier trop sciant -, qu'il est devenu l'affectueux papa grogneux de la webcover des Vieilles Charrues. Une suite logique à son parcours associatif, faisant du lorientais un précurseur aux traits coupés à la serpe (celtique).

Premiers métiers ?
Après mon Bac -1, j'ai été agent commercial dans les Antilles. Je vendais des maisons. (Rires) De retour en France, et après une formation avortée de bûcheron, j'ai intégré l'organisation de festivals comme Tamaris où j'ai rencontré Jacquito et Jean-Phi (Ndla : régisseur principal et co-président des Vieilles Charrues). J'ai donc commencé ici il y a 20 ans comme stagiaire en manutention, production et transports, alternant avec des cachets sur Depeche Mode ou Police. Puis, ayant été webmaster de Francophonie Diffusion, on m'a proposé de poursuivre l'expérience ici.

Des parents mélomanes ?

Non, parce que je viens d'un petit bled. L'apprentissage s'est fait par l'intermédiaire d'échanges de cassettes audio entre amis, de mes expériences radiophoniques ou des navettes régulières vers Paris. Avec mes potes, on passait même pour les « punks de Saint Guénolé » ! (Rires) Et puis, je travaillais dans une association qui faisait tourner Ludwig von 88 ou les Satellites. Ca aide... Actuellement, l'alternatif reprend d'ailleurs le dessus ici et des groupes de punk sont même programmés dans des free parties.


Comment est venue l'idée d’une webcover ?

Si nous n'avions pas encore les outils (blogs, compression performante, etc.), le contexte s'y prêtait tout à fait. Avec l'aide d'une boîte informatique, nous avons donc dégraissé les idées et opter il y a 6-7 ans pour un tout : articles, vidéo, chroniques en breton... Une première en France dans l
’organisation de festivals de cette envergure. Depuis, tout le monde le fait. (Rires) Mais au fond, je suis un artisan de l'Internet. Je travaille en live et en ligne. Pas d'anticipation, à l'image du travail quotidien des techniciens.

Des souvenirs marquants ?

Tricky ! Je suis monté sur scène par curiosité... et suis resté jusqu'à la fin. Incroyable ! Il boxait l'air avec une intense fébrilité. Et pour ne rien gâcher, le type est adorable en coulisses, disant bonjour à tout le monde. Pixies en deuxième : je connaissais tous les titres. Enfin, pour Massive Attack. Je me suis pris un coup de poing dans le ventre, porté par la voix d'Horace Andy. Mon pire souvenir humain, et sans considération musicale, a été reprogrammé cette année. Cherchez bien...

Que fais-tu en dehors du festival des Vieilles Charrues ?

Je pilote la web tv « An Oriant », sorte de contre-culture de DailyMotion qui fait le pont entre les pros et les amateurs. Nous marions ainsi l'expérimental et l'échange de compétences. L'objectif : prouver qu'à Lorient nous ne sommes pas des bouseux. Nous envoyons l'information de la Province vers Paris, et non l'inverse. On travaille autant avec les Beaux-Arts, qu'un artiste 3D ou pour Les Irréductibles. C'est ouvert à tous, pour peu que l'on se rencontre d'abord au bistrot. En fait, c'est finalement presque une télévision bobo... (Rires)

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