Publié par Living Action Game

Malgré la production flash de plus en plus impressionnante (Protector, Balloon Invasion, Desktop Tower Defense, …) et le succès commercial de plusieurs jeux - dits artistiques -, certains n’y voient encore qu’un marché de niches réservé aux seuls habitués.

Il est vrai que beaucoup de développeurs indépendants réalisent des clones peu coûteux de jeux à la PopCap (l’un des leaders du jeu vidéo casual). Il faut des idées solides et profondément décalées pour faire accepter au grand public un jeu sans photoréalisme, multiples effets et écran HD. Pire, les éditeurs changent progressivement les règles du contrat : diminution des revenus pour les développeurs du Live Arcade, classement Microsoft effectué sur la base des notes de la presse (et suppressions en conséquence), PSN et WiiWare soumis à un contrôle central de leur maison mère… L’avenir semble incertain. Surtout quand certains studios, à l’image de Pixar et Disney, peuvent perdre leur âme en se faisant racheter, instituant une culture d’entreprise plus conquérante.

Seule option à long terme : les plateformes ouvertes comme le PC ou l’élaboration de jeux multijoueurs originaux. Car à l’exception de Dawnspire : Prelude, les jeux vidéo indépendants peinent à pénétrer la sphère web, autre que pour y être diffuser. Au vu de tous ces exemples, les jeux vidéo indépendants représentent bel et bien un avenir dans l’histoire de la création et de la diversité, tant pour le joueur que pour les principaux éditeurs. La brèche est ainsi ouverte. Pour combien de temps encore ?


Avis
« Dans l’industrie pure du jeu vidéo, tout est bloqué à un seul schéma de développement. Internet a fait naître de nouveaux acteurs, notamment d’un point de vue distribution. Les investissements sont moindres et l’approche plus ludique. C’est idéal pour les joueurs qui se lassent actuellement des gros hits, en raison d’un marché devenu trop répétitif. Plus personne ne prend de risques. Le milieu indépendant peut exercer une influence car cette industrie est encore en développement. Internet va faire disparaître toute stratégie marketing et de packaging. Le modèle de Steam est d’ailleurs intéressant. Regardez la bagarre qu’entraîne ce mode alternatif… Dofus aussi ! Il y avait peu de moyens à l’origine. Finalement, on dit souvent que la France n’est pas un marché propice aux jeux vidéo, mais les faits disent tout autre.

Le retour aux scénarios, nous le ressentons beaucoup chez les professionnels. Les cloisonnements s’atténuent grâce à des intervenants provenant d’autres horizons. Aujourd’hui, les grands éditeurs font du Mac Do ! Il y a une peur terrible de l’échec. Pour autant, il ne faut pas sombrer dans la nostalgie. Le coup de butoir du téléchargement et de la distribution digitale malmènent juste les entreprises traditionnelles qui n’ont pas su suivre l’air du temps.  Comme pour la musique. Aujourd’hui, nous sommes capables d’avoir un gameplay attractif et innovant sur flash.  Peut-être qu’il faut un hit pour une trentaine de projet incompris, mais c’est déjà ça. Ce son les mutations de l’époque : trouver de nouvelles ressources de régénération. Et encore, le secteur du jeu vidéo a toujours été protégé. Ce qui fera la différence, ce sont les schémas dominants.  La Wii en est un des symbole : le partygame contre la puissance technique des autres. Alors, tant pis, les Hardcore gamers sont délaissés, mais ils représentent un infime pourcentage de la cible.

L’avenir se sont les seniors. Le pire, c’est que des jeux comme le Dr Kawashima de Nintendo était avant tout destiné aux jeunes. Idem pour Food Force, dont les 8-12 ans ne constituent plus que 10% des utilisateurs. Une preuve de plus que la stratégie ne peut pas tout. Et que les indépendants ont donc encore leur chance. »

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