Publié par Longueur d'Ondes

Gagnants du tremplin Zebrock, finalistes de Chorus et du Printemps de Bourges, lauréats du prix Sacem 2008, 1ères parties de Senser, concerts inspirés à Rock en Seine et à la Fête de l’Huma… La sensation hip-hop 2008 n’est plus à présenter.

Il fallait y penser. Penser à réunir le rappeur malawien Edash Ouata et un triptyque basse/guitare/batterie. Mais plus qu’une simple déclinaison live de samples, il fallait surtout avoir l’idée de créer un The Good The Bad And The Queen à la française. Un nom dont la forme évoque de façon prémonitoire, et bien qu’involontaire, le titre du 1er album des Tudz : « A Will, a drill and a Goldmine ». Pas de doute, nous sommes en famille. Car oui, le groupe s’est improvisé taulier d’une auberge espagnole de banlieue. L’établissement a même pignon sur une rue yvelinoise, résumant dans le cv de ses membres la scène émergente locale : Léon Kourt Toujours, Gigaoctet, Général Dub. Dans leur salon fraîchement repeint trône ainsi le hip-hop, le funk, le métal et le reggae.

Et si sur le papier la rencontre pourrait paraître improbable ou imaginée par un producteur avisé, la formation prend sur scène des allures de dream team. Le maître des lieux harangue la foule, prêche les rares insoumis et charme au son d’un groove lubrique. On croit même apercevoir la moue sereine et amusée d’un Snoop Dogg ou les sons ronds d’un Dr.Dre, période Los Angeles - California et ses bikinis colorés. Car tout semble naturel et d’une irrévérencieuse facilité, n’excluant pas quelques envolées fusion dans une parfaite maîtrise des breaks et des montées. Même certains aspects plus brouillons de certaines interventions révèlent un charme particulier : celui de l’audace et de la sincérité du propos.

Français, ça ? Vous êtes sûrs… ?

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4 questions au groupe

Sentez-vous le buzz qui s'empare de votre formation ?
On sent les pièces d'un puzzle s'imbriquer. Il y a une dynamique, mais on garde la tête froide. Il ne faut pas oublier qu'il subsiste à 50% un facteur chance. Nous étions quatre amis et on espère que ça continuera longtemps en se professionnalisant. Nous sommes une famille et on se défend en tant que telle. On espère aller loin, mais pour les bonnes raisons...

En tant que groupe de fusion, vous vous revendiquez plutôt rock ou hip-hop ?
Le cloisonnement relatif du hip-hop français fait que nous sommes estampillés rock, mais nous faisons en réalité un ping-pong entre les deux styles. On vient du funk, du groove, du reggae. J'aime l'expression de "hip-hop libéré", même si nos paroles n'ont pas de thématiques propres au rap classique. Aux auditeurs de définir notre style ! Si on nous demande « Vous faîtes quoi ? » D'habitude, nous répondons « On se fait plaisir ».

Comment procédez-vous alors pour la création des morceaux ?
Nous essayons d'être le moins marqué possible. L'identité se crée ensuite au fur et à mesure. Pas de plan business, ni de ligne directrice. D'ailleurs, nous ne connaissons pas l'orientation du nouvel album. Juste que nous avons la volonté d'évoluer. Les dernières scènes nous ont ouvert de nouveaux horizons. Et on ne joue pas ce qu'on veut, mais ce qu'on peut.

Justement, quels enseignements tirez-vous des derniers festivals ?
Nous savons que la progression des phrasés rap en chant influencera certainement les prochains morceaux. Nous sortons juste d'une résidence de trois semaines à Toulon où nous avons commencé à travailler ces parties. Ca fait deux ans que l'on joue les mêmes morceaux, c'est nous qui réclamons du neuf. Ah, et, juste une dernière chose : « The Latitudz love you than Mickael Jackson like do !
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