Publié par Webcover Vieilles Charrues


L'un est photographe indépendant, ancien bassiste et membre de la web TV An Oriant. L'autre est un ancien professeur de philo de Quimperlé, à la retraite depuis 3 mois. Leur point commun ? Un livre sur les Vieilles Charrues en fin d'année.

nullComment est né le projet ?
Guy de Lacroix-Herpin : J'ai eu l'idée en arrivant ici comme photographe officiel du festival en 2005. Bouquin ? Exposition ? Les deux ? Mon coeur balançait tant les possibilités étaient grandes.
Le but est de démarrer une collection. Un état des lieux personnel et subjectif, marqué par le vécu de l'auteur à la manière de "Paris vu par...". D'où le choix de Marcel pour un premier livre analytique et gonzo. C'est un travail sur la mémoire, hors de la dimension spectacle.

Qu'est-ce que ce festival a de particulier ?
Guy : La médiatisation ! Et puis, c'est un gros public. Personne ne peut se refuser à l'émotion que cela dégage, quel qu'en soit l'artiste.
Marcel Lamer : La mythologie... Les Charrues sont, ici, une sorte de rituel de passage. Il n'y a pas d'agressivité et une douce permissivité. Une libéralisation telle que l'on se demande parfois où est la révolte ? La transgression ?

N'y a-t-il pas également une revanche du Kreiz Breizh ?
Guy : Exactement. On le voit par rapport aux équipements de Carhaix. Puis au mode de consommation du festival. Certains spectateurs ne viennent que pour le site, moins pour la programmation et les conditions climatiques.
Marcel : Il y flotte une idée de fierté retrouvée. C'est tribal. Les comportements sont clairement marqués, tant politiquement que dans sa dimension identitaire. On s'affirme, on s'identifie, on s'approprie l'événement. Fiers, enfin, d'être des fils de ploucs !

Mais l'immersion, n'est-ce pas également révéler les "trucs" des magiciens ?
Marcel : C'est comme décortiquer Baudelaire. On prend conscience des artifices, et l'oeuvre elle-même a ensuite une autre saveur. Comme sublimée.
Guy : Ici, l'environnement est propice à l'humanité. C'est avant tout un festival de rencontres. Avec une qualité d'accueil imparable. Ce sera donc un livre sur l'esprit général. Une synthèse.
Marcel : Attention à ne pas lâcher non plus de gros mots.
Vexillologie, anthropologie, psychologie de groupes, etc. On n'écrit pas une thèse, hein.

Et quel est votre extraterrestre préféré ?
Marcel : Je vais te répondre à la Léo Ferré "L'extraterrestre ? Il est dans mon froooc !"
Guy : Silver surfer. Le seul à avoir la classe...

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