Publié par Webcover Rock en Seine

Premier concert et disque acheté ?
Le premier concert c’est Nirvana, avec pour première partie Sonic Youth en 91. J’en rêve encore… Quant à l’album, c’était « True Blue » de Madonna.

Pourquoi l’association Le M.U.R. va-t-elle customiser des aérosols, plutôt qu’habituellement… un mur 
Effectivement, pour rappel, l’association de Le M.U.R. - qui officie rue Oberkampf - invite toute l’année des artistes à prendre possession d’un mur. Après avoir travaillé sur des bâches géantes en 2007, l’équipe de Jean Faucheur voulait diversifier son approche. Gautier Jourdain, qui est à l’initiative de ce projet, est un passionné de streetart. L’idée était de proposer à 400 artistes de graffiti de customiser leur propre instrument de travail, à savoir la bombe aérosol qui contient 400ML de peinture.

Comment votre choix s’est-il arrêté sur Robin pour Rockfolio ?
Son talent, sa gentillesse, une rencontre… Les critères ont été les mêmes qu’avec les participants précédents : Claude Gassian, Jean-Baptiste Mondino, Philippe Lévy, Youri Lenquette et Craig Robinson. Le concept : une minute de prise de vue lors de chaque émission de l’Album de la Semaine sur Canal+, un vieux monte-charge mal éclairé, et un résultat qui parle de lui-même… D’autant que nous avons recréé ce monte-charge, à l’échelle du festival, dans lequel flottent les photographies en grand format. Et même en travaillant dessus depuis des mois, le résultat est impressionnant !

Quel est le concept de Rock’chroniques ?
On est parti d’un constat : Rock en Seine est une ville (30 000 festivaliers par jour), éphémère (3 jours), localisée à Saint-Cloud (au cœur du Domaine national). Nous avons donc monté un partenariat avec la ville, notre partenaire historique, en montant une brigade de chroniqueurs pour capter l’ambiance du festival par le biais de la photo, la peinture, l’écriture ou le graff. Le résultat sera édité dans un carnet collector.

Quel livre mettrais-tu dans la Bibliothèque Rock Idéale ?
En ce qui me concerne, c’est vraiment dur de n’en citer qu’un ! Mon top 10 dans le désordre ce serait « Premier Amour » de Samuel Beckett, « Le Bruit et la Fureur » de William Faulkner, « Pulp » de Charles Bukowski, « Mon Chien Stupide » de John Fante, « Le Banquier Anarchiste » de Fernando Pessoa, « Tropique du Capricorne » de Henri Miller, « Dans le café de la jeunesse perdue » de Patrick Modiano, « La Transparence des Choses « par Vladimir Nabokov et « Breakdowns » par Art Spiegelman… Vous l’aurez compris, c’est vraiment mon endroit préféré sur le festival !

Quels dj’s animeront le camping cette année ?
Le samedi c’est José, chanteur du groupe rock Stuck in The Sound (cru 2005 des Avant Seine). Puis samedi, David Barrat, qui mixe dans le cadre des mythiques soirées garage Gloria. Enfin, Hervé Siard aka Futon, bien connu de celles et ceux qui s’attardent dans les bars et clubs du nord de Paris…

Enfin, quelles sont les actions que le festival mène en terme de développement durable ?
Rock en seine est installé dans un parc classé monument historique. Du coup dès l’installation, nous avons de nombreuses contraintes : la protection des arbres, la gestion des déchets, les équipes se déplaçant en vélo ou la réduction du nombre de véhicules. Ensuite, nous tentons de minimiser l’impact des festivaliers : tri des déchets, installation de toilettes sèches, gobelets consignés, vaisselle jetable en bois, limitation du son et mise à disposition de bouchons d’oreilles. Enfin, nous informons très largement sur l’utilisation des moyens de transports et réaliserons, à la fin du festival, un bilan carbone. Bref, on se croirait presque dans une campagne tranquille. Hier, il y avait même une chèvre sous un des chapiteaux...