Publié par plu-G

Le batteur des 70’s effectue un come-back en force à la tête des charts américains. Grâce à son sacre à l’Olympia en février, le nouvel album « Celebrate ! » en avril et la Fête Mondiale du Disco à New-York en octobre, Marc Cerrone est prêt à prendre sa revanche avec un public français qui l’a longtemps sous-estimé.

Quel esprit atypique véhiculait le Disco dans les 70s ?
Le côté festif et sexy. On peut retrouver actuellement la même importance de savoir faire bouger les corps dans le Rap ou le R’n’B, Seule différence, c’est la course aux marques et Madonna fait du recyclage. A l’époque, nous n’avions pas peur de l’avenir ou du vulgaire. L’argent avait pour nous moins de valeur.

Qu’avez-vous ressenti à la mort du Disco lors de la finale du Superbowl en 1980 ?
N’étant pas à l’affût des tendances comme les chanteurs opportunistes de variété tels que Claude François ou Patrick Juvet, je n’ai pas tenu à avoir une attitude aussi sectaire. Le mot Disco n’existait pas. Je l’ai inventé. C’est tout simplement une contraction de « discothèque » car mes chansons duraient 16 minutes et étaient indiffusables en radio. J’ai créé le style « batterie en avant » que l’on peut retrouver dans les formations pop/rock actuelles. Pour moi, c’est donc juste un esprit. Il ne peut pas mourir.

Nul n’est prophète en son pays ?
Je ne suis ni roi, ni pape du Disco. Les Bee Gees m’ont emprunté le mot Disco quand ils ont explosé. Aux Etats-Unis, je suis donc un artiste. En France, je suis juste un people dont on respecte la longévité. Je n’ai jamais taillé des pipes comme les assistantes presse, alors lorsque je suis nommé au rang de Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres après quand même 30 ans de carrière, je me dis : « Bon. Pourquoi pas. »

Après Cream, Hendrix, Chicago et Santana, qui pourrait vous influencer aujourd’hui ?
L’influence des Dj est plus importante que les groupes eux-mêmes. Les artistes ne dépassent pas 4 ans. C’est l’argent qui les a corrompus. On considère donc les Dj comme les nouveaux artistes et non plus comme des ingénieurs du son. Ils savent mettre en avant la mélodie. Les styles ne reviendront pas. Nous allons donc arriver à des consensus dans lequel ils ont une grande place.

Et l’avenir ?
Tout d’abord, il y a mon nouvel album entre groovy-dance et électro-funk avec Barbara Tucker et Nile Rodgers. Puis, nous préparons les 30 ans du Disco à New York avec Donna Summer, qui est d’ailleurs comme la table (ndla : imposante), Elton John, Stevie Wonder ou encore Diana Ross. J’entendais Audrey Tautou dire qu’elle arrêterait à 40 ans. Mais ma pauvre, c’est de la connerie ! A 54 ans, j’ai encore un emploi du temps calé sur les 3 ans à venir… (rires)


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