Publié par Le Progrès

A l’occasion des répétitions de ce groupe lyonnais pour la sortie de son prochain album, rencontre avec Faye, son chanteur.

 

 

Comment peut-on résumer Dory4 ?
Cela fait 10 ans que nous faisons du pop/rock. Nous nous appelions Cachinari avant de changer de membres. Nos dates clés ont été la 1ère partie de Bernard Lavilliers, un concert capté sur TLM et le tremplin rock de Chambéry Bassens devant 2000 personnes. En 2004, nous avons sortit un album de 7 titres : " Sweet Parasite ". Cette année, nous avons éprouvé des difficultés à tourner. C’est le syndrome " Rantaplan " : trop court ou trop long pour les diffuseurs.

Désormais, vous êtes cinq personnes sur scène…
Lors de l’enregistrement de notre album, nous avons croisé Dj Nick. Il s’est occupé de quelques arrangements et de la direction artistique générale de notre Cd. Suite à cette rencontre, il a décidé de s’intégrer au groupe en devenant notre deuxième guitariste, et ce, malgré son passé de clavier.

Continuez-vous de jouer votre chanson sur Bertrand Cantat " Lost in the Dark " ?
Nous allons la retravailler. C’est un titre qui a été écrit " à chaud ". Désormais, nous avons pris plus de distance sur l’événement. Elle raconte que peu importe ta vie, les hommes sont égaux devant la justice. Mais attention, quand nous travaillons trop les chansons, on nous reproche de faire de la variété…

Votre prochain CD " Dory et des Hommes " en 2006 sera un " concept album " …
Effectivement. Nous voulions écrire sur des personnages de l’Histoire : Chirac, Bush, Raël, le Che, Martin Luther King, etc. Au total, une dizaine de chansons qui ne rendent pas d’hommages, mais des ressentis. Il est plus facile de se catalyser autour, plutôt que de continuer à parler de moi. Cela permet aussi de se trouver un alibi pour parler de l’actualité. Nous ne sommes pas des donneurs de leçons, nous sommes ironiques.

Et du côté de la scénographie lors des concerts ?
C’est encore en réflexion, mais nous comptons réaliser un univers en fonction des thèmes abordés. Le but n’est pas de montrer la photo du personnage évoqué, mais de jouer avec l’ambiance qu’il véhicule. Par exemple, pour Eva Green, nous irons dans la légèreté, tandis que pour George W. Bush, nous puiserons du côté des Comics américains. Quitte à faire des concerts, nous préférons l’événement.

LIEN
> Site officiel