Publié par Frenetic Arts


L’acteur barbu Zach Galiafi anakis retrouve ici le réalisateur Todd Phillips qui l’avait révélé dans « Very Bad Trip » (une des comédies américaines les plus drôles de 2009).

Date-limite.jpgPeter Highman, homme d’affaire exigeant et précieux, s’apprête à prendre l’avion pour Atlanta, afin d’assister à la naissance de son fils. Malheureusement pour lui, sa rencontre avec Ethan Tremblay, acteur loufoque en pleine crise d’adolescence et de reconnaissance, va faire échouer son projet. Alors que tout semble opposer les deux protagonistes, le duo se retrouve, bien malgré lui, à traverser tout le pays en voiture et à jouer les colocataires. Un périple semé de rencontres, d’embûches et… de rebondissements.

Après la surprise de « Very Bad Trip » l’an dernier, la comédie américaine semble avoir trouvé de nouveaux poulains avec Zach Galiafianakis et Todd Phillips, duo comique qui, sans en révolutionner le genre, poursuit la tradition des « opposés ».

Si le principe fut plutôt utilisé aux Etats-Unis sur des critères raciaux (Eddy Murphy Vs Nick Nolte dans « 48 Heures », Will Smith Vs Tommy Lee Jones dans « Men in Black », Chris Tucker Vs Jackie Chan dans « Rush Hour »…), la France conserve également un savoir-faire en la matière, s’acharnant plutôt à y opposer les classes sociales : Bourvil Vs Louis de Funès dans « La Grande Vadrouille », Pierre Richard Vs Gérard Depardieu dans « La Chèvre », Jacques Villeret Vs Thierry Lhermitte dans « Le Dîner de cons ».

Un film US avec un concept hexagonal ? Quitte à jouer habillement les remakes, pourquoi se priver des formules qui marchent ?

Car c’est bien ici l’utilisation de « l’idiot maladroit » (le clown blanc) face au « moralisateur moribond » (l’auguste) qui rend extrêmement sympathique cette comédie s’appuyant sur les contrastes. L’issue du film est, certes, prévisible, propulsant les protagonistes dans un road-trip (Atlanta, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona et Californie) en guise de traditionnelle quête du moi. Certes, on fait dans l’efficace et les gags télescopés, plutôt que de renouveler le genre. Mais à quoi bon ?

Inutile d’être Américains ou Français, pour ne pas en rire.


 

 

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