Publié par Longueur d'Ondes

Elle n’avait rien de programmé, rien de prévu. Et ça lui ait tombé dessus. Comme une évidence. 

Perrine-en-morceaux.jpgLe déclic ? Quelques impros avec un compère dans le squat d’artistes La Générale à Belleville (Paris), puis une illumination lors d’une résidence en tant que plasticienne. « Je n’avais rien planifié, mais ce qui est intéressant dans demain, c’est justement ce que je ne sais pas. », confie l’auteure. La suite inspirera le nom de l’album…


Sa musique ? Des boucles de sons concrets qui ne mènent nulle part. Idéal pour ouvrir les horizons. Parfait pour accompagner une écriture spontanée, dénudée et pulsionnelle. Ne pas écrire sur, mais écrire maintenant. Tout de suite. Car, « j’ai pour habitude de dire que mes chansons sont les traces de ma révolution intime. Quand tu sautes, tu ne sais pas où tu atterries. Ecrire est donc pour moi une manière de découvrir l’être, de laisser ma voix être… »

Enregistré au Studio K (Paris) par David Chalmin, l’album respecte ce principe de l’instantané en ayant recours à de nombreuses prises directes. Cristallisant l’atmosphère de l’instant. Sans aucune tentation de dompter les éléments. Ou les sentiments. Perrine justifie l’âpreté troublante de l’ensemble par « une redéfinition du mot pop en lui donnant plusieurs visages. Pour être contemporain, il ne faut justement pas l’être ! Et si j’utilise en majorité l’anglais, ce n’est pas pour en évincer le sens. Changer de langue – ou les mélanger –, c’est comme changer d’instruments. »
Contre-le-futur.jpg
Une posture insaisissable donc, ainsi qu’un implacable refus de se vendre et de l’autosatisfaction. Car, « il n’y a pas de vérité. L’identité est un non-sens, un tout en perpétuelle construction. D’où mon pseudo ! » Et c’est justement cette peur du consensus qui fait tout l’attrait de cette Perrine en morceaux.

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