Publié par Webcover officielle Vieilles Charrues


Bien au contraire ! Peigné comme un moon boots, l'ancien backing band d'Adanowsky a réussi la – difficile et risquée – inauguration dominicale de la scène Glenmor, lors du festival des Vieilles Charrues 2010. Un sacré coup sur la tête (en plus d'une insolation) qui laissa les autres pistoleros sur la paille.


Gush.jpgSous un soleil californien de circonstance, on croit rapidement au mirage. Sur scène : une chevauchée irréelle en pleine lumière et d'un même galop vocal. Car chez les Gush, avec 4 frangins-cousins dans la tribu, c'est assurément une histoire de famille, de valeurs. Pas vraiment des vautours pillants sans gêne la pop-sixties, mais bien 4 mercenaires à la précision anglo-saxonne et à la chaleur afro-américaine. Frenchy, ça ? Impossible !

Alors que la foule, droite comme un cactus, s'assèche comme le crotale dans son canyon, la fraîcheur du repertoire vient au secours de l'auditoire. Lever de chapeaux, mains en l'air... L'assistance, laissée à sec par l'aridité du terrain, récompense la bienveillance des musiciens. On y croise quelques forts assiégés, de Crosby, Stills, Nash & Young, en passant par Stevie Wonder et les Beatles. Quelques squelettes désossées dont il est bon de se repaître à l'ombre.

Mais le meilleur dynamitage de la bande reste assurément leur travail sur l'harmonie des voix, leurs cassures de rythme, avec des passages a cappela ficelés sur le passage du train. Pas de hiérarchie dans les assauts : les postes changent à chaque slave au grès des quelques chaudes brises folk. La basse toute en rondeur virevolte dans les bras musclés du piano ou au cou de la guitare sautillante. Le micro, lui, fait office de gourde salvatrice, passant de bouche en bouche.

L'exercice paraît ample, facile. Trop. Les éperons à peine usés, alors que le voyage nous a perdus vers quelques lointaines et délicieuses contrées. Un mirage, on vous disait.

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