Publié par BLAST


Cela aurait pu être l’un des rêves de Jules Verne. TransAtlantys l’a réalisé : un train sous-marin reliant Paris et New-York. Les travaux sont prévus juin 2005. Descriptif d’un impressionnant chantier sur le site Internet de la société.

Fin mai 2005, TransAtlantys.com annonce une nouvelle innovation en matière de transport. En effet, le site Internet de la société fait état d’un projet révolutionnaire : un train sous-marin effectuant le trajet entre la capitale française et New-York en huit heures. Il regorge de détails : des informations sur la société, sur son fondateur Jean-Luc Stefenson, mais également sur les caractéristiques du chantier et du voyage. Le tout est agrémenté de témoignages de commerçants qui profiteraient de cette nouvelle émulsion. On croise par exemple Sophie, une traductrice, ou bien encore Patrick Prémont, un restaurateur.

L’ergonomie est simple et efficace grâce à une interface intuitive réalisée en flash. On navigue aisément parmi les rubriques dans des tons qui renforcent l’univers marin. Même la barre de défilement participe à cette symbolique en laissant transparaître des bulles s’échappant vers la surface.

La création d'un véritable buzz

Mais TransAtlantys ne s’arrête pas à son seul site Internet. La société a renforcé sa communication avec l’aide de l’agence de publicité DDB. L’opération a nécessité un budget brut de 3,2 millions d’euros. Le 23 mai dernier, une première campagne de teasing, s’appuyant sur un unique visuel, a été lancée sur les principaux portails français, afin d’augmenter les fréquentations du site Internet. Le 31 mai, ce sont les panneaux publicitaires des gares et des métros de Paris, Marseille et Lyon qui se sont habillés aux couleurs de la société. De plus, un concours est organisé sur le site pour être parmi les premiers voyageurs. Les actionnaires d’Eurotunnel n’ont qu’à bien se tenir …
Fin mai 2005, TransAtlantys.com annonce une nouvelle innovation en matière de transport. En effet, le site Internet de la société fait état d’un projet révolutionnaire : un train sous-marin effectuant le trajet entre la capitale française et New-York en huit heures. Il regorge de détails : des informations sur la société, sur son fondateur Jean-Luc Stefenson, mais également sur les caractéristiques du chantier et du voyage. Le tout est agrémenté de témoignages de commerçants qui profiteraient de cette nouvelle émulsion.

On croise par exemple Sophie, une traductrice, ou bien encore Patrick Prémont, un restaurateur.L’ergonomie est simple et efficace grâce à une interface intuitive réalisée en flash. On navigue aisément parmi les rubriques dans des tons qui renforcent l’univers marin. Même la barre de défilement participe à cette symbolique en laissant transparaître des bulles s’échappant vers la surface.Mais TransAtlantys ne s’arrête pas à son seul site Internet. La société a renforcé sa communication avec l’aide de l’agence de publicité DDB. L’opération a nécessité un budget brut de 3,2 millions d’euros. Le 23 mai dernier, une première campagne de teasing, s’appuyant sur un unique visuel, a été lancée sur les principaux portails français, afin d’augmenter les fréquentations du site Internet. Le 31 mai, ce sont les panneaux publicitaires des gares et des métros de Paris, Marseille et Lyon qui se sont habillés aux couleurs de la société. De plus, un concours est organisé sur le site pour être parmi les premiers voyageurs. Les actionnaires d’Eurotunnel n’ont qu’à bien se tenir …

Une communication qui déraille ?

Le buzz a formidablement fonctionné par le biais du marketing viral (contamination des leaders d’opinion). La hausse du nombre de visiteurs sur TransAtlantys.com peut témoigner de ce franc succès. Mais la campagne prend désormais un tournant décisif. Vendredi 4 juin a débuté une vague de publicités radio et presse magazine révélant la supercherie. Effectivement, un train ne peut effectuer ce trajet en roulant à 600 km/h. L’URL du site Internet a été déposée par voyages-sncf.com.

Il s’agissait avant tout d’une campagne d’image afin de renforcer la notoriété de la société. La filiale de la Sncf compte affirmer son positionnement d’opérateur global de voyages en ligne. Il était donc nécessaire de mettre en place ce jeu de piste pour mettre efficacement en valeur les produits hors train de l’e-tourisme. Ainsi, cette campagne jouait sur le teasing, la connivence et la sympathie. Elle s’est conclue par ce slogan : " Parce qu’on ne peut pas aller partout en train, voyages-sncf.com vous propose aussi l’avion, des séjours… " Les clients frustrés se voient donc redirigés vers une nouvelle offre plus accessible.

Même si l’effet d’annonce a eu un véritable impact auprès des consommateurs, l’idée n’est pas pour autant novatrice. En effet, l’agence TBWA/GGT avait tenté sans succès l’opération en avril 2004 avec l’Atlantic Tunnel. La campagne aura eu au moins le mérite de nous extirper de notre train train habituel.

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