Publié par BIographie

Biographie Matt Matteo

Matt Matteo. Dès les consonances de son nom, sa quasi-répétition, le rockeur francilien portait en lui la trace des rebonds. Comme une injonction.

Tac-tata-tac... Ou l’amorce d’une rythmique avant explosion. Une dynamique. Déjà une musique, après tout, chez ce guitariste-pianiste qui s’y éveilla le jour où Cobain s’est éteint. De quoi aussi transgresser ses drames pour trouver sa place. Enfin.

Retenez d’ailleurs le name dropping : Charlie Chaplin pour les idéaux (l’intention dépassant les mots) ; un Dave Grohl l’encourageant ado en off d’un festival ; les répétitions à Los Angeles avec Blind Melon et Dave Krusen (ex-Pearl Jam) en caméo ; et autres jams à Chicago avec Louis Svitek (ex-Ministry)…

Mytho, le Matt Matteo ? Mythologique, plutôt, pour cet ex-cordonnier et étudiant ciné ayant hésité avec l’armée. Car il a fallu du temps pour s’assumer désormais et en français... Le tout, sur les conseils avisés de Florian Dubos (Kyo) et du réalisateur Fred Duquesne (Mass Hysteria, No One Is Innocent, Ultra Vomit…). Il y a pire CV.

De quoi nourrir sur ce 1er EP le dialogue intérieur de J’en Ai Dit Des Conneries(dévoilé sur Europe 2) : nostalgie d’une époque pas connue, mais racontant l’alcool et les drogues pourtant vécues. Mais aussi : l'amour en sens interdit sur J’aimerais Voir Le Monde, chanté avec l’actrice Sylvie Filloux en vis-à-vis. Jusqu’au cri Sans Détonation, exhortation à être, sans que l’authenticité n’en soit une défaite. Et puis, c’est tout.

Les échecs et Matt ? Une inspiration avant tout. Une matière au service d'une gratte en cale sèche comme ligne de flottaison… La voix fuyant les bas-fonds pour mieux dérouiller dans les détonations. Et le tempo sans cesse contemporain en guise de pulsation.

De quoi surtout, avec cette sortie, se faire un nom. 

Commenter cet article