KRISTEL (biographie)
Avouez… Avouez que ce que vous allez entendre/voir reste rare. Trois musiciens rock de Madagascar – une des îles les plus pauvres et corrompues de l’Histoire... Une famille : un frère, un mari, une frontwoman ici : Christelle Ratri. Une bassiste, surtout… Une présence. Leurs espoirs et déboires en anglais ou dans la langue du pays, avec l’indie pour énergie ! La pop, aussi, par amour des mélodies.
Depuis 2017, la chanteuse accompagnée d’Andry Sylvano (batterie) et Benkheli Ratri (guitare) a tout réussi : festivals Bars en Trans, MaMA, Iomma et Sakifo (La Réunion) ; enregistrement d’un Arte concert à l’Institut du monde arabe une nuit ; une invitation à la Commission européenne de Bruxelles et l’Unesco à Paris ; des dates françaises bien sûr, quelques détours en Suisse, Belgique et une tournée en Afrique (Sénégal, Kenya, Congo…). C’est dit.
Soit 150 concerts depuis, les hissant dans le classement Spotify All New Rock et leur obtenant les soutiens de Marc-Antoine Moreau (Amadou & Mariam, African Express…), Jean-Louis Brossard (Trans musicales), Yamaha Europe, Ampeg USA ou encore RFI… L’explosion stoppée par la grande fracture du covid... une quarantaine de dates sont annulées. Retour au pays.
Après le 1er album Irony (2018, réalisé par Jean Lamoot – Mano Negra, Noir Désir, Bashung…) où s’y racontaient les écarts entre occident/banlieue africaine, vieux/jeunes, peuple et nantis, l’E.P. Let’s Be Happy (2020) profite de l’accalmie. Sa suite, le maxi Take It Easy (2021) se rêve même sans barrière ni frontière, entre pop et électro... L’expérimentation toujours, plutôt que la fusion... L’enregistrement est suivi par le bassiste de U2 Adam Clayton et convie Gregory F. (guitariste d’Iggy Pop) ou encore du trompettiste Leron Thomas (Lauryn Hill, Kanye West…). Oui oui.
Habitant Le Mans aujourd’hui, épaulé par Le Silo et Superforma, puis lauréat du tremplin VandB, le trio revient en 2024 avec un 2e album rock supervisé par John Reynolds (Sinead O’Connor, Brian Eno…), mixé par Flood (New Order, NIN, PJ Harvey, Depeche Mode…) et toujours épaulé par Adam Clayton… Venant du milieu blues/jazzy, la guitare et la basse y sont toujours jouées en équilibre sur une batterie ternaire, sans superflu traditionnel… Les paroles ? Passées de l’humanité à l’intimité, celle d’une fratrie, avec toujours cette rage contenue sans vérité absolue... Les lives ? Ça joue ; ça remue ; ça vit : leitmotiv de la survie. Et toujours avec le public cette même lumière .
L’occasion, surtout, de réparer ici un accident de vie.
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