Publié par Webcover Rock en Seine


Le festival approche. Comment s’organisent les journées ?
Avec Salomon - l’autre programmateur - et toute l’équipe, nous faisons en sorte que l’accueil technique et humain soit conforme à la demande des artistes. Programmer, ça n’est pas que décider d’un nom. C’est également prévoir tout l’environnement autour par rapport à un calendrier, un budget et nos possibilités.

Justement, à propos des choix artistes, comment arrive-t-on à un équilibre ?
Le festival possède trois scènes, donc cela nous laisse de la latitude. Nous bouclons les grosses formations dès l’automne. On ne réfléchit pas en termes d’échantillonnage de styles, mais plutôt d’importance et de découvertes. L’offre parisienne à l’année étant extrêmement riche en terme de concerts, il nous faut donc proposer de l’inédit ou du culte. Cette année, nous avons essayé de nous recentrer sur le rock et sur des formations plus live.

Peut-on constater une hausse des cachets ?

L’inflation s’est vraiment faite il y a 3 ans. Il n’y a pas eu d’évolution depuis, dans un sens comme dans un autre. En France, il y a de toute façon une bonne résistance à la surenchère. Et puis, même concernant les exclusivités, le phénomène reste mineur. Quand le groupe ne joue que dans ton unique festival pendant l’été, généralement c’est aussi parce que ça l’arrange…

Comment s’est effectuée la programmation des Petits Pois ?
Tout d’abord, nous ne pouvions pas les appeler « X », parce que le nom existait déjà. Nous n’allions donc pas leur donner comme nom « Y », ça aurait été ridicule. On nous a contactés, la billetterie marchait très bien et nous offrait de la souplesse, donc on s’est dit « banco ! ». Peut-être que ça donnera des idées à d’autres groupes de monter un projet similaire pour les futures éditions…

Quels groupes avons-nous manqués cette année ?
Pour 7 groupes démarchés, un seul est signé en raison d’un grand nombre de paramètres. Ceci dit, je pense notamment aux Arctic Monkeys qui devaient venir, mais enchaînaient deux festivals anglais le vendredi et le samedi. Que le groupe veuille se repose le dimanche parait tout à fait normal. Je trouve ça même très bien.

Que faut-il retenir de cette édition ?
Le fait que certaines têtes d’affiches soient autocentrés 90’s est l’arbre qui cache la forêt MGMT ou Vampire Weekend, car nous avons essayé de proposer un mix entre les générations en évitant un son monolithique toute la journée. Je suis notamment très content que nous puissions accueillir la reformation de Faith No More. C’est un privilège. Et puis, grâce à la fermeture plus tardive des métros, nous avons pu réaliser des plateaux de choix en fermeture avec les Birdy Nam Nam ou VItalic. Pour moi, un festival rock, c’est aussi ça…


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Radical Production


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