KO KO MO : les bitch boys
Signature chez [Pias], reprise des concerts, un troisième album Need Some Mo’… Comme la traduction du titre de ce dernier le suggère, oui, sans doute avions-nous besoin du duo guitare/batterie rock de Nantes.
Quelle influence a eu la pandémie ?
Il était prévu que l’on consacre plus de temps sur cet album… Avec le confinement, nous avons finalement eu le droit à un bonus ! [rires] Pour le reste, si le contexte était effectivement lié au Covid, les textes sont tout de même restés intemporels, suffisamment à double sens pour mieux affronter l’épreuve du temps et être interprétés au-delà de cette période... Chez nous, il n’y a de toute façon jamais eu la volonté de dénoncer : seulement d’exorciser et de danser sur nos problèmes ! Nous attaquons d’ailleurs le live avec la dernière chanson de l’album, qui évoque plus frontalement le thème, mais uniquement dans le but de mettre fin à un cycle et d’épargner au public un long discours sur le sujet.
Cet album a donc été composé… confinés ?
Nous avons trouvé une maison dans l’est de Nantes, où stocker tout notre matériel. Une maison coupée du monde qui permettait autant de prolonger les sessions que la possibilité de rentrer chez nous. Un temps nécessaire qui a permis d’appréhender une nouvelle console analogique vintage, tester le placement des micros, gommer la résonnance de la pièce et opter pour un son plus frontal.
Pourquoi ce choix ?
L’objectif était de revendiquer davantage notre duo, en se recentrant sur la batterie et la guitare. À l’arrivée, c’est un disque composé par Warren [guitare/chant], en featuring avec “nous“… C’est d’ailleurs tout l’avantage d’être deux : la formule ne permet pas seulement de la souplesse, elle nous permet de travailler davantage nos compléments... Ce qui n’a pas empêché, parce que nous avons beaucoup réfléchi à son adaptation en live, d’intégrer parfois une dimension pop que l’on ne dénigre pas.
La qualité de vos concerts est effectivement souvent évoquée…
Il nous restait pourtant des frustrations liées au manque de temps consacrées aux adaptations, lors de la précédente tournée (passée notamment par l’Australie). Pour notre nouveau set, nous nous sommes en tant cas beaucoup entraînés – en particulier au VIP de Saint-Nazaire – avec la volonté de plus de simplicité et de s’adapter davantage aux lieux et publics. Rassurez-vous : il y aura toujours des cymbales qui dégueulent et les aléas de l’électrique !
Et quelle message derrière cette pochette ?
On rêvait – même si ça a été beaucoup fait (peut-être est-ce d’ailleurs pour ça ?) d’une galette noire... Cette idée d’un œil de coq, nous y pensions aussi depuis longtemps… Mais moins pour sa fierté supposée, que pour son symbole de “jour nouveau“ présent dans beaucoup de cultures et croyances… Bref, c’est un cri entre le monde d’avant et celui d’après ! Et puis, nous sommes Français, non ?
On vous compare rarement avec des formations hexagonales…
Et c’est un vrai plaisir, tant que l’on ne nous qualifie pas de groupe de revival ! D’ailleurs, la présence de “déconne“ dans notre son et nos visuels devrait en soit nous épargner – justement – de toute tentation de comparaison avec les 70s. Passez le message : nous sommes rock… et c’est tout !
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