RADIO CLUB – A west coast true story of hip-hop (Alex Jordanov / Ké Cléro) Glénat
Le saviez-vous ? Le rappeur Ice-T, un Français (ici scénariste) et son ami ont monté le premier night-club hip-hop de Los Angeles... L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais nous sommes en 1983. La Californie est prête pour sa revanche musicale contre New York.
Le lieu va ainsi être fréquenté par les prochains maîtres culturels : Matt Groening (The Simpsons), le peintre Jean-Michel Basquiat, la chanteuse Nina Hagen, Prince et même le futur Dr. Dre… Les Blancs y côtoient les Noirs et les Hispaniques. Les employés font face au racket des policiers et arrivée de la drogue. L’expérience ne durera surtout que deux ans. Culte, évidemment.
Rien que les parcours des cofondateurs Ice-T (jeune maquereau devenu acteur) et Alex Jordanov (exilé bulgare, passé peintre français puis journaliste et documentariste pour Canal+) valent tous les polars. Après avoir été envoyé en correctionnelle pour ne pas avoir révélé les sources de son livre Les guerres de l’ombre de la DGSI (2019), Jordanov se met donc aujourd’hui à raconter sa jeunesse.
Et quelle jeunesse : Madonna interprète dans le club son premier single ; Michael Jackson y déniche des danseurs pour son clip “Thriller“ ; les Red Hot Chili Peppers donnent un coup de main à l'entrée ; quand ce n’est pas Afrika Bambaataa qui couronne Alex, roi de la Zulu Nation de L.A. avant de finir en prison. Le tout ? Sous la plume du tatoueur Ké Clero au trait secoué et déstructuré, offrant un rendu spontané. Bravo !
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